26.06.2008
New Orleans - the other planet
New Orleans - the other planet
With other life upon it
And everythin' that's shakin' in between
If you should ever land upon it
You better know what's on it
The planet of New Orleans
--The planet of New Orleans-Dire Straits
10 juin 2008, 4h du mat, Georgetown, deux Frenchies mal reveillees prennent le Super Shuttle en direction de Baltimore International Airport.7h: on decolle, direction New Orleans, Louisiana. Apres un changement a Memphis, Tennessee, on arrive vers 10h30 a la Nouvelle-Orleans. On prend le bus pour aller poser nos affaires a l’auberge de jeunesse, dans un quartier un peu excentre par rapport au French Quarter, ou Vieux Quartier, le centre touristique de la ville, mais premierement pas chere du tout, deuxiemement donnant sur Canal Street, ou le streetcar circule 24/24 h. On check in, l’auberge est tres sympa, comme la plupart des auberges ou j’ai mis les pieds depuis le debut de l’annee, et on se voit attribuer notre chamber dans un petit bungalow attenant.
Nous voila ensuite parties pour le centre ville, munies de nos cartes recuperees a l’aeroport, d’un mini-guide touristique resumant les principaux festivals et attractions prevus cette semaine et de mon Guide Bleu. Premiere etape: on s’arrete a un stand qu’on prend pour une annexe de l’office du tourisme et qui est en fait un stand pour une compagnie de tourisme. Never mind, on prend quand meme les conseils du bonhomme, et justement remarquons qu’il y a un tour pour une plantation propose dans son pack. La je dois preciser qu’aller a la Nouvelle-Orleans pose un inconvenient majeur, une de mes amies en ayant fait les frais quand elle y est allee avec son copain. NO, en fait, c’est une ville super, surtout pour la nightlife, mais y rester plus de 2 jours pleins signifie explorer les environs, la Louisiane etant quand meme un Etat particulier, du moins a mes yeux, qui vaut le coup qu’on s’echappe de NO.Mais, car bien entendu, il y a un mais, il faut donc circuler=voiture. L’equation se poursuit: nous n’avions pas de voiture, et louer fallait pas y penser. Nous avons donc bien banque pour sortir de NO, mais ca valait le coup.
Nous nous inscrivons donc pour le tour a Oak Alley Plantation prevu pour le lendemain, et allons sur les conseils du monsieur, manger un “po-boy,”ou “sandwich du pauvre,”en fait une moitie de baguette rassie remplie de salade, tomate, oignon… et generalement poulet ou crevettes mais on peut mettre tout et n’importe quoi. Figurez-vous que c’etait bon…! Nous deambulons ensuite dans le quartier, admirons les maisons d’epoque…C’est clair que pour nous c’etait peu depaysant, car le paysage urbain du Vieux Quartier, on connait, ca ressemble d’ailleurs, d’assez loin,soit, mais quand meme a Beaune, mises a part les maisons, qui restent particulieres a la Louisiane. On va ensuite faire un tour au musee historique. A retenir: la Louisiane a ete: francaise, espagnole, francaise, americaine. A l’epoque du Louisiana Purchase, en 1803, donc, quand Napoleon a cede le territoire aux US, la Louisiane a ete incorporee comme territoire et non comme Etat, et pour cause, etant donne sa superficie a l’epoque!, et aussi parce que les Americains craignaient un peu l’heritage francais concernant tout ce qui etait structure et traditions politiques.
Pause pour manger des beignets, touristiquement parlant considere comme un DES trucs a faire dans la ville. En fait, ce sont des bugnes!Mais c’est clair que ca change des donuts. Le soir, on va boire un verre—nous tentons le celebre Hurricane, LE cocktail de la ville, a base de rhum et d’une sorte de punch, manger—jambalaya* pour nous deux, plus j’ai tente l’alligator. Interessante experience, c’est assez fort et fume comme gout, proche de l’agneau mais moins tendre, et club de jazz… Aaaah. Le jazz a NO. Ce que j’ai prefere, je crois…c’etait magique.
Le lendemain depart pour la plantation, ou on fait une ptite visite de la maison d’epoque et pour un peu on se croirait revenues au temps de Gone with the wind—Autant en emporte le vent—qui, certes, se passé en Georgie, mais la baraque nous y faisait penser. Celebre allee de chenes majestueux qui precede la maison.
De retour a NO, on mange, au menu, cette fois-ci, un trio: jambalaya, crevettes a la Creole, et etouffee d’ecrevisses. Delicious ma foi. Puis… aaah ca c’etait enorme. Sous une pluie di-lu-vienne, qui s’abat sur nous, sortie de nulle part, on se rend a l’Aquarium. En moins d’un quart d’heure, 50cm d’eau dans les rues et les bouches d’egout propulsees par l’eau qui deborde! J’avais jamais vu ca, mais c’est normal apparemment, et nous on rigolait, a courir sous la pluie, deux seules pauvres filles dans la rue, et en plus… je portais une robe… blanche… La, meme seulement après 10 minutes de marche, faut du cran je dis. La tete haute, le regard qui tue, on rentre dans l’Aquarium. Un peu decues pour le prix qu’on a paye, mais on a vu un anaconda, des piranhas, un alligator blanc, des requins, des hippocampes, plein de trucs, quoi, et j’ai touché un serpent, voulant confronter ma peur chronique de ces reptiles qui me fichent la trouille. Bon ca m’a pas guerie, mais c’etait bizarre. Ca ressemble a du caoutchouc le dessous du serpent, et le dessus ca fait artificiel. Et quand on est sorties après un passage aux toilettes pour se secher sous le truc qui sert a secher les mains, il faisait grand soleil ciel bleu!On deambule sur le waterfront, le long du Mississipi, pour aller ensuite manger!Ouais je parle pas mal de bouffe… etouffee d’ecrevisses parce que je suis devenue fan. Et le soir… re-club de jazz et puis aussi une boite de rock qui dechire!!!!!
Le lendemain: direction le bayou, sous une pluie… di-lu-vienne. Genial… mais alors la on a hallucine. On a eu droit a une experience meteorologique inedite. Alors qu’en France quand il pleut, bah… il pleut, nous on a eu droit a orages orages, pluie, pluie puis deux minutes plus tard…soleil, chaud, ciel immacule. On embarque donc sur le bateau qui serpente pendant deux heures dans le bayou pendant que le guide nous explique plein de trucs plus interessants les uns que les autres. Et surtout… on a vu des alligators!!!Dit la pauvre touriste de base qui s’emerveille sur tout que je suis. On a aussi vu plein de maisons au bord de l’eau abandonnees par leurs proprietaires après Katrina. Sad. De retour a NO, on fait la partie du quartier francais qu’on a pas fait, on mange des beignets, on deambule. Diner et…club de jazz!!!!
La nightlife a NO est dingue, meme en semaine. Concentree autour d’une seule rue, Bourbon Street, qui traverse le quartier francais. Le matin, elle est dans un etat crade a peine croyable. Mais le soir, c’est genial, il y a foule, des gens aux terrasses balconnees balancent des colliers en toc multicolores, la musique est partout, jazz, blues, folk, rock, blues-grass, rock Cajun, musique Cajun, on s’en prend plein les oreilles, a fond les decibels, ca fait un drole de mix, mais on aime et c’est ca qui est fun. Des groupes jouent directement dans la rue, des gamins font des claquettes…Bref, l’animation est au rendez-vous!On a l’embarras du choix pour ecouter de la bonne musique, suffit de rentrer dans un endroit, et ca y est, on est captive, on n’entend plus que LA musique.
Le lendemain, pour une fois on se leve un peu plus tard, et on va au musee d’art moderne et au jardin de sculptures, suivant en cela les conseils dithyrambiques de mon super guide, qui pour le coup s’extasie un peu trop par rapport a la realite. Nous revenons vers le Quartier Francais, et en bonnes touristes embarquons sur un steamboat pour une mini-croisiere sur le Mississipi…!De retour sur terre, on fait un gouter de beignets, puis nous dirigeons vers Garden District, ou se trouvent des maisons magnifiques qu’on aimerait bien habiter “quand jsrais grande.”Passage éclair au Warehouse district, avec plein de galeries d’art dont le principe rappelle Chelsea a New York. Puis dernier diner ou pour une fois nous prenons du poisson avec de la jambalaya, un thon grille au citron et aux epices excellent, et en dessert une pecan pie facon du Sud trop bonne.
Puis dernier concert de jazz, ma soiree preferee je crois…!Je vous plante le décor, une voute ou on est pas vraiment rassurees, qui donne sur une petite salle au décor miteux, bancs en bois, rien aux murs, une lumiere palichonne, les fenetres bouchees… et un groupe compose de 7 hommes, un clarinettiste, un pianiste, un trompettiste, deux saxophonistes, un violoncelliste, un batteur. Qui creent une atmosphere dingue ou la musique seule est reine. Pendant trios heures on est restees la-bas a s’emerveiller devant ces virtuoses, qui passaient de l’interpretation de blockbusters du jazz a des chansons de leur cru, a de l’improvisation desordonnee ou cependant tout s’enchaine parfaitement.
C’etait genial.Nous errons ensuite dans la rue pour profiter de cette derniere soiree avant de rentrer a l’auberge sur les coups des trois heures: dans le streetcar nous discutons un peu avec le chauffeur, super sympa, ce qui nous permet de cerner un peu plus la mentalite louisianaise, qui se dit a part des US. Samedi matin, enfin, on check out, puis brunch dans le Quartier Francais, visite d’une maison historique, passage au French market et retour a l’auberge pour recup des bagages. Apres des rebondissements a n’en plus finir ou on a failli louper l’avion, nous embarquons et arrivons a DC dans la nuit, des souvenirs plein la tete.
PS:on a eu droit a plusieurs questions a notre retour:
1) Katrina: bah en fait on a pas vraiment vu la partie de NO la plus touchee—on a pas pris le super tour qui le proposait—sachant que le quartier francais avait ete epargne. Mais de toute facon, comme on nous l’a explique, ce n’est pas vraiment Katrina qui a entraine tous ces dommages, je rappelle que c’est la rupture des digues.
2) Pourcentage de Blacks: apparemment beaucoup moins qu’avant, mais honnetement par rapport a DC, pas de “surprise.”
3) Race relations: il y a une certaine rancoeur, et en tant que Francais on est loin d’etre epargne. On a eu droit a quelques haussements d’epaules quand on revelait notre nationalite.
4) Accent: oh j’adore leur accent. Un accent un peu moelleux tres agreable a l’oreille.
5) Francais: dans le quartier francais, les rues sont ecrites en francais et en anglais, parfois en espagnol, mais les gens ne parlent pas vraiment francais. L’interdiction d’enseigner le francais dans les annees 70 a porte un coup fatal a la pratique de la langue, de moins moins repandue. Mon grand regret est de ne pas avoir entendu parler Cajun, encore plus particulier que le Quebecois.
Voilou sinon il me reste un mois et demi, quelques ptites evasions de DC au programme, et un dernier weekend a New York. Le reste, je le passe a DC. C’etait mon dernier grand voyage! See ya
22:10 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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